La société mère de Google, Alphabet, cite la protection des données comme un risque financier dans son rapport annuel

googlehq.jpg

Dans son rapport annuel publié mardi 5 février, la holding Alphabet, société mère de Google, informe ses investisseurs de trois facteurs de risque majeurs pesant sur ses résultats futurs : les inévitables “bugs ou défauts” informatiques bien sûr, mais aussi le Brexit et… “les attentes des utilisateurs et consommateurs en matière de protection des données”.

La protection des données : un “effet négatif sur nos affaires”

Alphabet, dont plus de 80% du chiffre d’affaires dépend de la vente de publicité en ligne, précise :

[D]es changements dans nos pratiques en matière de données personnelles, ainsi que des changements dans les politiques ou les pratiques publicitaires de tiers, pourraient affecter le type de publicités et/ou la façon de faire de la publicité que nous sommes en mesure d’offrir, ce qui pourrait avoir un effet négatif sur nos affaires.

Plus surprenant : Alphabet indique un peu plus loin que ce risque pourrait également résulter d’un “manquement dans le respect de nos [propres] politiques de confidentialité”.

Alphabet se prémunit contre le RGPD et… ses propres actionnaires

Pourquoi de telles précautions de la part du leader de la publicité en ligne ? Certainement parce que le RGPD est de plus en plus utilisé comme une arme dans les recours intentés par les actionnaires mécontents.

Au-delà des risques de contentieux boursier, cette initiative indique sans équivoque que la récente décision de la CNIL d’infliger 50 millions d’euros d’amende à Google pour violation du RGPD n’est pas considérée par Alphabet comme un simple accident de parcours mais comme le début d’une nouvelle ère réglementaire…

(Source : Forbes)