Sanction CNIL : Google se dit “optimiste” sur ses chances en appel

Keith Enright, le responsable de la protection de la vie privée chez Google, confirme “l’optimisme” du groupe sur ses chances en appel contre la CNIL. ©Lorcan Mullally/IIEA

Keith Enright, le responsable de la protection de la vie privée chez Google, confirme “l’optimisme” du groupe sur ses chances en appel contre la CNIL. ©Lorcan Mullally/IIEA

Le responsable de la protection de la vie privée chez Google, Keith Enright, a confirmé “l’optimisme” du groupe sur ses chances en appel contre la CNIL, lors d’un événement organisé par l'Institut des affaires internationales et européennes à Dublin :

Nous sommes optimistes sur le fait que, après examen, nous serons en mesure de démontrer que la manière dont nous obtenons votre consentement dans le contexte de nos produits et services respecte le RGPD.

Le 21 janvier dernier, la CNIL condamnait Google à une amende record de 50 millions d’euros pour manquement aux obligations de transparence et d’information sur l’exploitation des données personnelles.

Depuis, Google ne manque pas une occasion de communiquer sur sa défense face aux accusations de la CNIL. À Dublin, Keith Enright en a ainsi profité pour évoquer le traitement des données personnelles et son utilisation pour générer des publicités ciblées, en expliquant que l'argent récolté de cette façon permettait à la firme américaine de fournir des produits gratuits aux utilisateurs, tels que son moteur de recherche ou son service Google Maps.

Nous développons des produits et des services pour tous. Et nous avons subventionné ce travail avec un modèle commercial financé par la publicité.

Google avait déjà affirmé, dans un précédent communiqué, ne pas être en violation du RGPD, ajoutant que la protection des données était devenue un risque financier :

Nous sommes également préoccupés par les conséquences de cette décision sur les éditeurs, les créateurs de contenu original et les sociétés de technologie en Europe et ailleurs. […]

[D]es changements dans nos pratiques en matière de données personnelles, ainsi que des changements dans les politiques ou les pratiques publicitaires de tiers, pourraient affecter le type de publicités et/ou la façon de faire de la publicité que nous sommes en mesure d’offrir, ce qui pourrait avoir un effet négatif sur nos affaires.

Reste à savoir si les arguments de Google seront retenus par le Conseil d’État. D’ici là, Google semble surtout vouloir assainir une image ternie par les nombreuses accusations dont le groupe fait l’objet en matière de protection des données et de transparence.

(Source : Business World)