Les plateformes numériques menacent-elles la souveraineté des États ?

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La question semble sortie tout droit d’un film de science-fiction. C’est pourtant la conclusion à laquelle est arrivée Benoît Thieulin, fondateur de la Netscouade et ancien président du Conseil national du numérique, à l’occasion d’un rapport rendu au Conseil économique, social et environnemental (CESE) rendu public la semaine passée :

Le constat de la domination écrasante des plateformes américaines (GAFAM) et bientôt de leurs concurrentes asiatiques (BATX) s’impose à une Europe qui doit s’interroger sur les conséquences économiques, sociales et environnementales de cette hégémonie ainsi que sur son impact politique. Le CESE met en avant dans cet avis la nécessité de défendre une politique de souveraineté européenne du numérique.

Des pistes pour sortir du “grand paradoxe européen”

Les principaux axes cette fameuse “politique de souveraineté européenne du numérique” sont à chercher du côté de la neutralité du net bien sûr, mais aussi du respect de la vie privée, ou encore d’investissements importants dans des secteurs comme l’intelligence artificielle et la blockchain.

L’enjeu, selon Benoît Thieulin ? Résoudre le “grand paradoxe” européen en matière de numérique :

Il y a davantage de citoyens consommateurs numériques en Europe qu’aux États-Unis. Nous sommes quantitativement plus nombreux que les Américains et qualitativement dans un standard de consommation plus élevé que les Chinois. Si bien que le premier marché numérique des Américains est bien l’Europe, et non les États-Unis.

Tout un programme…

(Source : CESE)