L’Union européenne valide une base de données biométrique géante

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À l’occasion d’un vote intervenu le lundi 15 avril 2019, le Parlement européen a acté l’interconnexion des systèmes — jusqu’alors distincts — de gestion des contrôles-frontières, de l’immigration, et des forces de police, pour créer une vaste base de donnée biométrique des citoyens européens comme non-européens.

Une base centralisée de plus de 350 millions de personnes

Ce nouveau fichier, qui répondra au nom de Common Identity Repository, ou CIR, contiendra ainsi les informations d’identification et biométriques (empreintes digitales et reconnaissance faciale) de plus de 350 millions de personnes, comme l’explique l’un représentant du Conseil :

Les systèmes couverts par le nouveau dispositif incluront le système d’information de Schengen, Eurodac, le système d’information des visas (VIS) et trois nouveaux systèmes : le système de casiers judiciaires européen pour les ressortissants de pays tiers (ECRIS-TCN), le système d’entrée/sortie (EES) et le système d’information et d’autorisation de voyage européen (ETIAS).

Un fichier TES d’envergure européenne ?

Si la démarche correspond à une tendance dépassant largement le cadre européen — les États-Unis ayant par exemple accompli le même projet —, elle soulève en matière de protection de la vie privée les mêmes objections que notre fichier TES national... surtout à l’approche du premier anniversaire de l’entrée en application du RGPD.

(Source : ZDNet)