Comment une start-up permet d’influencer la personne de votre choix grâce au ciblage publicitaire

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Un pas de plus est franchi dans le ciblage : il est désormais possible de cibler directement une personne désignée individuellement et de l’influencer anonymement dans ses décisions.

En effet, le site d’information américain The Daily Dot nous apprenait récemment qu’il est désormais possible, grâce aux services d’une start-up, d’utiliser des cookies afin d’influencer la personne de son choix en lui faisant passer un message de manière anonyme et détournée.

Lavage de cerveau express pour seulement 29 dollars !

Le principe est simple : contre la somme de 29$, la start-up The Spinner propose d’envoyer un lien à la personne désignée, qui dépose un cookie lorsque la personne clique dessus. Une fois déposé le cookie présente une publicité ciblée choisie parmi les thèmes disponibles : par exemple, inciter la “cible” à démissionner, à acheter un animal de compagnie… ou même à avoir des relations sexuelles !

The Spinner soumet alors à la personne cible une dizaine de publicités en lien avec l'objectif souhaité, à raison de 180 expositions publicitaires en l’espace de trois mois.

Un procédé frontalement opposé au RGPD

Si on en croit cette start-up, ce modèle existe déjà et il est même communément utilisé à ce jour par des marques ou des politiques qui souhaitent influencer une personne. Mais le site va encore plus loin en proposant une offre “sur mesure”. Il faut dire que ce service n’est pas sans rappeler le scandale Cambridge Analytica, une entreprise principalement accusée d'avoir manipulé, via Facebook, les électeurs américains en faveur de Donald Trump.

Et la conformité RGPD ? À l’évidence, le procédé est frontalement opposé aux principes mis en place au sein de l’Union européenne, dans la mesure où la personne visée ne donne pas son consentement et n’est pas non plus informée. Les conditions d’utilisation se contentent d’ailleurs de préciser que les citoyens européens ne peuvent faire usage du service proposé, et que les non-Européens ne peuvent utiliser le service pour cibler un citoyen européen.

Un peu léger tout de même…

(Source : The Daily Dot)