La ville de San Francisco va interdire la reconnaissance faciale à ses services de police

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Par un vote largement majoritaire de son “board of supervisors”, la ville américaine de San Francisco a décidé, mardi 14 mai, d’interdire à ses services de police d’utiliser la reconnaissance faciale à des fins d’identification des suspects.

Une mesure surtout symbolique pour l’instant

Si un second vote — purement formel — doit encore intervenir, la mesure relève pour certains plus du symbole que du coup de force. En effet, à ce stade, la police de San Francisco n’utilise aucune technologie de reconnaissance faciale, les seuls dispositifs existants (aéroport, port) étant mis en œuvre par les autorités fédérales, hors de portée du vote de mardi.

Le principal promoteur de l’interdiction, l’élu Aaron Peskin, justifie néanmoins cette mesure spectaculaire par une obligation d’ordre éthique :

Je pense que dans une certaine mesure, le fait pour San Francisco d’être le centre névralgique réel et perçu de tout ce qui touche à la technologie implique aussi une responsabilité pour ses responsables politiques. Nous avons une responsabilité hors normes de réguler les excès de la technologie, précisément parce qu’ils sont centralisés ici.

À l’heure où de plus en plus de grandes villes, y compris en Europe et même en France, sont tentées par ces nouveaux moyens de surveillance, la mesure aura au moins le mérite de faire réfléchir

(Source : San Francisco Board of Supervisors)