Bientôt des règles européennes plus strictes sur la reconnaissance faciale ?

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Le site d’information Politico rapporte, mercredi 10 juillet 2019, qu’un “groupe” de régulateurs européens de la protection des données personnelles a lancé des discussions visant à limiter l’utilisation par les États et les entreprises des technologies de reconnaissance faciale.

L’objectif : intégrer la reconnaissance faciale à la catégorie des données sensibles

C’est le recours de plus en plus courant à la reconnaissance faciale qui a provoqué la réflexion des autorités de contrôle, d’après l’article :

Selon les représentants de deux autorités nationales qui se sont exprimés auprès de Politico sous condition d’anonymat, les régulateurs ont discuté de nouvelles lignes directrices mardi lors d’une réunion conjointe à Bruxelles qui entraînerait effectivement un resserrage des restrictions autour de l’usage des technologies de reconnaissance faciale.

En particulier, les régulateurs cherchent à reclassifier les données de reconnaissance faciale comme “données biométriques”, considérées par le RGPD comme “données sensibles” et qui requièrent le consentement explicite de la personne dont les données sont collectées, ainsi que des protections de la vie privée plus strictes. En dehors de ce cadre, la collecte de ces données est interdite.

Des utilisations extrêmement diverses

Les deux “utilisateurs” de reconnaissance faciale qui sont en particulier dans le collimateur des autorités de contrôle européennes, selon Politico, n’ont pas grand chose à voir entre eux.

Il s’agit des forces de police, qui déploient de plus en plus souvent des dispositifs de surveillance urbaine, et de… Facebook, qui propose depuis quelques mois des fonctions de reconnaissance faciale automatique sur les photos postées par les utilisateurs.

Bien sûr, la route est encore longue avant que ces projets ne prennent forme. Mais la démarche semble engagée.

(Source : Politico)